Votre Altesse,

Je voudrais vous expliquer ce qui m’est arrivé à mon fils et moi dans votre pays aux Emirats Arabes Unis, à Dubai 

En date du 7 Janvier 2016 Je suis rentré à Dubai en tant que touriste et non résident, accompagné de mon fils unique Karim, âgé de 20 mois. 

Nous sommes tous deux de nationalité Algérienne et Française et résidant en Algérie. L’objectif de notre voyage était un contrôle médical pour mon enfant, né à Dubai.

En date du 25 janvier 2016, mon ex épouse d’origine Palestinienne et de nationalité Jordanienne et non résidente aux Emirats Arabes Unis à kidnappé mon fils avec plusieurs personnes au centre commercial 

AL-GHURAIR où mon  fils se trouvait dans une aire de jeux.

En effet, je me suis absenté quelques minutes le temps d’aller acheter de l’eau pour mon fils. A mon retour, ce dernier n’était plus là.

J’appelais la station de police la plus proche, quelques minutes plus tard, la police criminelle d’investigation arriva sur place pour visionner la vidéo de télésurveillance des kidnappeurs, en ma présence. Je reconnus mon ex-femme mais pas les gens qui l’accompagnaient.  Mon fils et moi n’avions jamais vu ces gens-là, il était effrayé et s’était mis à hurler et à pleurer.

Je me dirigeais vers la station de police MURAQQABAT DEIRA afin de déposer plainte.

Le chef de la station de police m’informa que le juge et le procureur lui avaient donné ordre de ne pas arrêter les kidnappeurs.  J’étais choqué… Suite à mon étonnement, le chef de la station de police m’avait laissé entendre qu’il fallait  que je me dirige à la Cour de Dubai afin de rencontrer le procureur de la protection des enfants mineurs, Monsieur MOHAMMED ALI RUSTAM.  J’étais accompagné d’un témoin ; le procureur m’a ignoré et me demanda  d’aller voir son collègue, le juge des mineurs, Monsieur KHALED MUBARAK KHANSHAM. 

Je rentrais dans son office et lorsque je m’annonçais à lui, il devint très nerveux, je l’informais que mon fils avait été kidnappé.  Il m’informa qu’il avait décidé de mettre une interdiction de sortie du territoire pour mon fils KARIM. 

Je lui ai laissé entendre d’arrêter ces gens (kidnappeurs) et je l’ai informé que je contacterai les Ambassades d’Algérie et de France ; il m’affirma qu’il décidera à la place des gouvernements Algérien et Français. Pourtant, je lui avais fait comprendre que mon fils était asthmatique et qu’il devait dans l’urgence prendre ses médicaments. Il me rappela que ce n’était pas son problème et qu’il décidera de la vie de mon fils. 

J’expliquais au juge qu’une affaire de divorce et de la garde de mon enfant était en cours en Algérie.  Il m’a répondu qu’il annulera tous les jugements des tribunaux Algériens et qu’il ouvrira un nouveau jugement aux Emirats Arabes Unis.  Je suggérais que tous ses dires étaient illégaux sachant qu’il y avait déjà une affaire en cours en Algérie, et que ni mon fils, ni mon ex femme ni moi même n’étions résidents aux Emirats Arabes Unis. 

J’ai compris qu’il voulait donner à mon ex épouse l’opportunité de devenir résidente aux Emirats Arabes Unis. Le juge a mentionné que mon ex épouse et son avocate SAMIRA ABDULLAH GARGASH étaient venues lui rendre visite à son cabinet le jour précédent.

Je lui ai encore dit qu’il fallait arrêter les kidnappeurs.  Il devint très en colère et m’affirma qu’il n’arrêterait personne et que si je ne quittais pas son cabinet, il me ferait arrêter et que je ne quitterai plus les Emirats Arabes Unis. 

Je suis allé voir le chef de la justice des affaires personnelles, Monsieur KHALED YAHIA AL HOSNI, lequel j’informais que ce que le juge et le procureur faisaient était illégal et qu’il devait informer le directeur de la  Cour  de DUBAI, Monsieur TARESH EID AL MANSOURI, le procureur principal de l’Emirat de DUBAI , qui me répondit que ce n’était pas son problème, que je devais prendre un avocat et m’ordonna de quitter son office et de ne plus y revenir. 

Je me dirigeais vers le directeur de la cour de DUBAI, Monsieur TARESH EID Al MANSOURI, qui n’était pas à son cabinet.

Son secrétaire, Monsieur MARWAN m’a dit qu’ils avaient le droit de mettre une interdiction de sortie pour mon fils et quand je lui dis que mon fils n’était pas résident aux EMIRATS, il devint très nerveux et me demanda d’aller revoir les mêmes personnes que j’avais déjà vues précédemment, ce que j’ai évidemment refusé.

Puis, je partis voir le chef des procureurs, Monsieur YOUSEF HASSAN AL MUTAWA, afin de l’informer que mon fils avait été kidnappé, il m’envoya son secrétaire pour me dire qu’il refusait de me rencontrer et que ce n’était pas son problème.  Je décidais alors de prendre un avocat à Dubai, Maître ISSA BIN HAIDER , qui m’expliqua que tout ce qui a été fait à mon encontre et celle de mon fils était illégal. 

En date du 9 Février 2016, je retournais en Algérie et attendis le verdict qui fut rendu par la Cour de Tipaza (Algérie) qui prononça un Arrêt Exécutoire daté du 19/04/2016, statuant de me confier la garde officielle de mon fils Karim (Dossier No: 00327/16).

L’Arrêt exécutoire a été légalisé par le Ministère de la justice, par les Ministères des Affaires Etrangères des deux pays et par l’Ambassade des EMIRATS ARABES UNIS à Alger et a été véhiculé à mon avocat qui l’a déposé près la cour de Dubai.

Pour non présentation d’enfant, le tribunal de Sidi M’hamed a condamné mon ex épouse à 24 et à 18 mois de prison ferme et un mandat d’arrêt a été rendu à son encontre. Le juge, SABRI MOHAMMED AHMED BAKR, en présence de  deux autres juges près des Cours de DUBAI, a d’abord accepté l’exéquatur, le 4 Mai 2016, puis a soudainement rejeté L’ARRET EXECUTIF ALGERIEN prétendant qu’il n’était pas valide.

Alors que l’Algérie et les Emirats Arabes Unis ont signé et ratifié les accords et conventions d’entraide judiciaire.

En date du 27 Mai 2016, en repartant à Dubai, je m’attendais à pouvoir récupérer mon fils et à l’emmener dans son pays, l’Algérie. Je réalisais qu’il y avait un problème et demanda à mon avocat de m’expliquer le motif pour lequel  l’avocate de mon ex épouse, SAMIRA ABDULLAH GARGASH continuait à demander à ses amis, juges et procureurs, de retarder les audiences.

 

C’est seulement après deux mois que nous avons appris que mon ex épouse avait quitté les Emirats Arabes Unis, le 3 Mai 2016 et que mon avocat n’en avait pas été notifié et que  l’avocate de mon ex épouse, SAMIRA ABDULLAH GARGASH s’arrangeait pour gagner du temps alors qu’elle savait que mon ex épouse et mon fils avaient déjà quitté le territoire . 

Mon avocat et moi avions pensé qu’elle avait dans un premier temps quitté le territoire seule, mon avocat décida de rencontrer le procureur général, Monsieur ISSAM ISSA AL HUMAIDAN et le juge afin de lancer une investigation afin de savoir si mon fils avait lui aussi quitté le territoire ou pas. 

Ces derniers refusèrent de mener une enquête en précisant que mon fils avait déjà quitté le territoire, en date du 3 Mai 2016, alors que mon fils était interdit de sortie de territoire et que la Cour de Tipaza (Algérie) m’avait remis la garde de mon enfant par un Arrêt Exécutoire, en date du 19 Avril 2016 et que mon avocat, maître BIN HAIDER, a déposé près la cour de Dubai.

Nous avons appris que le juge, Monsieur KHALED MUBARAK KHANSHAM, avait levé l’interdiction de sortie durant quelques heures, le temps de faire sortir mon fils et de clôturer cette interdiction de sortie, alors qu’il savait qu’elle n’avait plus la garde de l’enfant et qu’elle était condamnée à une peine de 42 mois de prison ferme et qu’un mandat d’arrêt avait été rendu à son encontre. 

Nous avons déduit que ledit juge avait œuvré à contribuer à l’aider à s’enfuir, enfreignant la loi Algérienne et Emiratie, à la fois.

Je partis à la Cour Royale de Dubai pour rencontrer le directeur, Monsieur MOHAMMED IBRAHIM AL SHAIBANI, le secrétaire personnel de l’EMIR pour l’informer que mon fils avait été kidnappé ; j’ai rencontré sa secrétaire qui était informée que mon fils avait été kidnappé, elle me répondit que le directeur refusait de me rencontrer.

Mon avocat, Monsieur AISSA ISSA BIN HAIDER m’avait  promis qu’il  ferait tout son possible pour  récupérer mon fils.

Quelques jours après ma visite à la Cour Royale, il m’avait fait comprendre qu’il ne pouvait rien faire et qu’il ne pouvait pas sauver mon fils, lorsque je lui demandais la raison, il me répondit que des personnes très influentes étaient mêlées dans cette affaire, et qu’il ne voulait pas avoir de problèmes. Je compris qu’il avait été contacté par la Cour Royale pour ne pas porter plainte. 

Les autorités Algériennes et Françaises ont été informées de la disparition de mon fils, des EMIRATS ARABES UNIS. 

L’Ambassade et le Consulat d’Algérie aux Emirats Arabes Unis informèrent le Ministère des Affaires Etrangères des Emirats Arabes Unis en leur communiquant des documents officiels concernant la mystérieuse et soudaine disparition de mon fils unique. 

Les Ministère des Affaires Etrangères des Emirats ont ignoré l’information importante de la disparition de mon enfant. 

Le CONSULAT ALGERIEN a écrit un courrier demandant un rendez-vous avec le directeur de la Cour Royale concernant le kidnapping d’un enfant de nationalité Algérienne, ce dernier étant resté sans réponse. 

J’espère que vous comprenez que je n’ai plus vu mon fils depuis le 25 janvier 2016 et que j’ignore s’il est mort ou vivant.

Et s’il est vivant, j’ignore son état de santé mentale et physique.

Inévitablement, tout ceci a eu un effet psychologique foudroyant sur moi et il m’a été impossible de m’occuper de mes affaires professionnelles, ce qui m’a évidemment coûté des sommes colossales pour les déplacements aériens, les avocats en Algérie, aux Emirats et en France

Dans une interview avec la BBC, votre Altesse aviez déclaré que les Emirats souhaitaient aider les gens et non leur porter préjudice. 

Vous vous êtes toujours assuré que les Emirats doivent respecter les lois des pays internationaux, leurs obligations et leurs traités. 

Comment devons-nous qualifier ces honorables JUGE, PROCUREUR, DIRECTEUR ?????  Qui ont joué avec la vie de mon fils unique ???

Accepteraient-ils que l’on fasse de même à leurs enfants??? 

A présent que vous êtes informé, le monde entier a besoin de savoir que ces faits se sont réellement déroulés au sein du département de justice (Cours  de Dubai), et 40 millions d’Algériens ont également besoin de savoir ce qui est arrivé à mon fils et à moi-même dans votre pays. 

Nous attendons de revoir notre citoyen et enfant Algérien de retour très rapidement dans son pays d’origine vivant ! Comme la loi l’indique! 

Mon fils et moi souhaitons obtenir des explications face à cette terrible tragédie ! 

Je vous demanderai à ce que justice soit rendue et faite et que mon fils me soit retourné et rentre dans son pays le plus tôt possible. 

 

Vous êtes vous même père de famille et vous comprendrez ma souffrance et la situation délicate dans laquelle je me trouve.

Mon fils a été kidnappé sur votre territoire et sa vie dépend de vous et vous êtes responsable  de son sort. 

Tous les faits exposés et les noms mentionnés aux présentes sont établis par des documents et des pièces à conviction. 

Je vous remercie, votre Altesse, pour votre coopération et je souhaiterai que vous m’aidiez à récupérer mon fils VIVANT.

Voici la liste des gens impliquée dans toute l’opération de kidnapping, pour avoir vendu et avoir fait sortir mon fils illégalement comme trafic humain! 

L’avocate de mon ex épouse: SAMIRA ABDULLAH GARGASH 

 

Le JUGE des affaires familiales : KHALED MUBARAK KHANSHAM 

 

Le Procureur des mineurs : MOHAMMED ALI RUSTAM 

 

Le Juge ayant rejeté le jugement algérien: SABRI MOHAMMED AMHED BAKR 

 

L’Homme d’affaire et millionnaire, frère de mon ex épouse résident à Dubai : JORDAN FIRAS NASIR 

La liste des gens qui ont camouflé l’opération de kidnapping et qui étaient au courant et n’ont pas voulu vous en informer .

Le Directeur de la Cour de DUBAI:  TARESH EID AL MANSOURI 

 

Le Procureur Général : ISSAM ISSA AL HUMAIDAN 

 

Le chef des procureurs : YOUSEF HASSAN AL MUTAWA 

 

Le Chef de justice des affaires personnelles : KHALED YAHIA AL HOSNI 

 

Le Chef de la police de MURAQQABAT DEIRA 

 

Le Directeur de la Cour Royale :  MOHAMMED IBRAHIM AL SHAIBANI

Par Morad Belmaaziz 

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