Nous, membres du conseil syndical UGTA/USTHB, venons, par la présente, attirer votre attention sur la situation dans laquelle se trouve l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumédiene (USTHB).

 

Sur le plan sécuritaire et en dépit de l’existence d’un important service de sûreté interne au nombre de 350 agents, il est constaté une recrudescence des vols du matériel appartenant à l’université. Ces vols ont touché aussi bien des micros ordinateurs aux nombres de 12 au mois d’aôut 2015, des consommables d’ordinateurs, composants (espace internet) et des équipements scientifiques, telle cette centrifugeuse de la Faculté des Sciences Biologiques. Tous ses actes ont été commis pendant les vacances, en l’absence des étudiants, enseignants et travailleurs. De surcroit sans que les responsables de l’université ne soient inquiétés.

Un nombre important de postes organiques sont gérés par du personnel ne disposant ni du baccalauréat ni de diplôme universitaire. Pire encore, des fonctionnaires stagiaires occupent des postes de responsabilités. Ce constat amer s’étend au Vice Rectorat Chargé de la Formation Supérieure de Graduation, de la Formation Continue et des Diplômes où l’organigramme officiel du rectorat est mis dans les tiroirs. Ce vice rectorat est composé de trois (03) chefs de services qui ne sont pas pourvus réellement et c’est un directeur de la scolarité, dont le titre n’existe pas (Arrêté interministériel du 24 août 2004 fixant l’organisation Administrative du rectorat, de la faculté, de l’institut, de l’annexe de l’université et de ses services communs notamment article 3), qui assure toute la responsabilité en compagnie d’étudiants en post graduation. Oui des étudiants en post graduation qui gèrent les services de la scolarité centrale avec cachet et griffe en main (administration parallèle) , avec tous les risques que cela implique.

Autre constat amer est celui des stages de perfectionnement du personnel ATS à l’étranger où un grand nombre de stagiaires sélectionnés n’ont pas les profils universitaires. Les durées des stages sont allouées à la tête du client : 15 jours pour certains privilégiés, 10 jours pour d’autres et 8 jours pour la majorité.

Ce climat de déliquescence et d’impunité devient insupportable et affecte le moral des compétences qui sont mises de côté.

Comptant sur votre esprit d’équité et de justice, nous vous saurions gré de bien vouloir intervenir pour mettre fin à cette injustice.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre parfaite considération.