Pays impactés par le terrorisme/ L’Algérie sort de la zone rouge

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Le rapport 2016 de l’Institute for Economics and Peace (IEP) sur les tendances mondiales du terrorisme indique que l’Algérie est en passe de sortir du carré des pays fortement impactés par le terrorisme.  

Classée à la 42ème place sur 163 pays suivant une logique de risque décroissant, l’Algérie continue de figurer parmi les pays constituant une cible pour le terrorisme. Touchée de façon périodique par des attaques , l’Algérie a néanmoins réussi à gérer un mal qui ronge bien d’autres pays environnants.

L’étude publiée par l’IEP, basée sur des données collectées par le National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (Start) et d’autres institutions, démontre que l’Algérie est classée dans la même catégorie que les USA (36ème place) et la France (29ème place), nettement hors de la zone dite dangereuse comprenant notamment l’Iraq, l’Afghanistan, le Nigeria, le Pakistan, la Syrie et le Yémen.

Les résultats de cette étude mettent également en évidence que l’Algérie gère  de façon efficace la menace terroriste qui a pourtant fait des ravages aux frontières sud et est du pays. Le rapport indique que les groupes terroristes ont réussi  à s’implanter dans des pays dits «fragiles» et à s’introduire dans de nouveaux territoires jusqu’ici jamais touchés par ce fléau.

Mesurant l’impacte de l’activité terrorisme sur la sécurité des États et donc sur leurs rendement économique, le Global Terrorism Index 2016 (GTI) note une baisse de 10% des décès dus à l’activité terroriste en 2016. Le nombre de victimes a atteint durant la même période les 29 376 personnes dans le monde. Concernant l’impact économique, le rapport fait ressortir que les États sujets à cette étude ont perdu 89,6 milliards dollars à cause de la présence du terrorisme sur leur sol.

Étudiant les origines de la création de ces formations terroristes dans les pays en développement, le rapport a évoqué des facteurs liés à une certaine réalité socioéconomique précaire favorisant l’apparition d’une forme de contestation violente. C’est la corruption, l’inégalité sociale, et la rupture des canaux de communication entre gouvernants et gouvernés qui seraient, selon ce rapport, les causes principales de ces dérives extrémistes.

Massi M.