Abdelaziz Bouteflika est de nouveau hospitalisé. Un communiqué de la Présidence de la République indique, selon une formule désormais consacrée, que le chef de l’Etat se trouve, depuis ce lundi, à Grenoble, en France, pour des «contrôles médicaux périodiques».

C’est la troisième fois que le chef de l’Etat se rend à Grenoble pour les mêmes raisons. La première fois, c’était en novembre 2014. Mais à l’époque, l’information ad’abord été donnée par la presse. Elle n’a été confirmée officiellement que lors d’une visite effectuée par le premier ministre, Abdelmalek Sellal, le mois d’après à Paris. «Le président Bouteflika a récemment, vous le savez, fait une visite de contrôle. Il se porte correctement, il dirige », avait-il indiqué en réponse à une question sur l’état de santé du chef de l’Etat.

Cette première expérience a visiblement donné des leçons aux responsables de l’Etat. Lors de la visite suivante, qui a eu lieu en décembre 2015, un communiqué de la présidence a été diffusé. Il évoquait «des contrôles médicaux de routine». Il en a été de même lorsque le chef de l’Etat a été admis, en avril 2016, dans une clinique de Genève, en Suisse. Une hospitalisation qui intervenait dans un contexte de polémique entre l’Algérie et la France à cause notamment d’une photo tweetée par le premier ministre français, Manuel Valls, montrant Abdelaziz Bouteflika dans un mauvais jour.

Le choix de Grenoble est dicté par le fait que le médecin qui avait traité Abdelaziz Bouteflika lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce en avril 2013 y travaille désormais. Jacques Monségu, spécialiste de la cardiologie interventionnelle, avait même indiqué que le chef de l’Etat lui avait dit : «Partout où vous serez, j’irai», en réponse au souhait du médecin de quitter Paris.

Essaïd Wakli