Deux jours après la rencontre gouvernement-walis, les syndicats autonomes répliquent. Ils dénoncent, dans un communiqué rendu public lundi, suite à une réunion de concertation, «l’atteinte à la liberté de l’activité syndicale ». Cela intervient suite à des poursuites judiciaires engagées par l’administration à l’encontre d’adhérents du Syndicat national des praticiens de la santé publique et d’autres, du syndicat autonome du groupe Sonelgaz.

Alors qu’ils s’apprêtent à déclencher, la semaine prochaine, une grève cyclique de trois jours, les syndicats autonomes dénoncent «la politique de fuite en avant du gouvernement». Ils mettent surtout en cause le fait que les autorités «ont fermé les portes du dialogue». Chose qui pousse les fonctionnaires à hausser le ton.

Sur le fond, les syndicats autonomes ne changent rien. Ils s’accrochent à leur plateforme de revendications qui porte essentiellement sur le retrait de la nouvelle loi sur les retraites, l’augmentation du pouvoir d’achat (donc l’augmentation des salaires) et leur participation aux travaux de la tripartite.

Deux grèves de trois jours chacune auront lieu le 21 et le 27 novembre prochain. Des sit-in locaux, régionaux puis nationaux auront lieu également lors de dernière semaine de novembre pour dénoncer notamment l’obligation qui sera faite, dès janvier, de ne pouvoir partir à la retraite qu’après l’âge de 60 ans.

Lors d’une récente sortie publique, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a réitéré la volonté du gouvernement de faire aboutir son projet de loi portant réforme du régime des retraites.

Essaïd Wakli