La Fédération algérienne de football (FAF) compte alourdir les sanctions disciplinaires dans les affaires de violence. C’est ce qu’a indiqué, hier soir, le Bureau fédéral de l’instance footballistique, après sa réunion ordinaire consacrée à plusieurs questions dont les incidents ayant émaillés le match de vendredi dernier entre le MO Béjaia et le MC Oran.

Plusieurs personnes ont été blessées dans les tribunes suite à des accrochages entre supporters des deux clubs. Jugeant ces incidents «regrettables et inadmissibles», la FAF affirme que «ce genre d’incidents et de dépassements doivent être sanctionnés avec la plus grande rigueur». A cet effet, et dans le souci de freiner un tant soit peu la spirale de la violence dans les stades, le Bureau fédéral annonce que «dorénavant, les sanctions pourront aller jusqu’à la fermeture des stades jusqu’en fin de saison, voire délocaliser sans public les rencontres des clubs qui ne respecteront pas la discipline générale».

Rappelons que jusque-là, les clubs sont sanctionnés par le huis-clos. La dernière sanction lourde a été prononcée il y a près de deux ans, lors de la saison 2014 – 2015, contre la JS Kabylie, après le décès, le 23 août 2014, de son joueur camerounais Albert Ebossé. Le club de Tizi Ouzou a joué en dehors de ses bases jusqu’à la fin de saison. Il a également écopé d’un huis clos de six mois.

De plus en plus d’incidents violents sont enregistrés à l’intérieur des stades algériens cette saison. Il y a trois semaines, un supporter a même agressé un arbitre qui avait sifflé un penalty (DRB Tadjenant – MC Alger). Si de tels actes sont signalés en début de saison, qu’en sera-t-il lors des dernières journées, quand les enjeux deviendront plus importants ? La FAF veut apparemment réagir avant que les choses ne se compliquent d’avantage.

Elyas Nour