Lancée par la secrétaire générale du Parti des travailleuses, Louisa Hanoune, l’affaire des cinq milliards de dollars prêtés par l’Algérie au Fonds monétaire international (FMI) en 2012, continue de faire des remous. Répondant aux questions des sénateurs, le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi a avancé une version contredisant celle d’Ahmed Ouyahia.

Intervenant dimanche à la chambre haute du Parlement, le ministre des Finances a expliqué que le fameux prêt accordé par l’Algérie au FMI sera remboursé en 2020. Cependant, ces nouvelles déclarations viennent contredire tout ce qui a été affirmé à ce sujet depuis que cette affaire a éclaté, suite à l’intervention de Mme Hanoune.

À l’origine de ce cafouillage qui en dit long sur le mode de fonctionnement de l’exécutif, des déclarations sans ambiguïtés tenues par des experts du FMI ayant visité le parlement, il y a de cela quelques semaines, selon lesquels «le FMI n’a reçu aucun prêt de la part de l’Algérie en 2012».

Se saisissant de cette affaire, Louisa Hanoune a  jeté un véritable pavé dans la mare en s’interrogeant sur le sort de ces cinq milliards de dollars. Dans une ultime tentative pour calmer le jeu, le chef de cabinet de la présidence de la république et secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a expliqué que cette somme faisait partie des 121 milliards de dollars de  réserves de change, ajoutant qu’il était toujours dans les caisses de l’État. M. Ouyahia a également révélé qu’un accord avait été signé avec le FMI lui permettant d’en bénéficier si besoin est.

La thèse avancée par M. Ouyahia est contredite par les dernières déclarations du premier argentier du pays. Au moment où aucune clarification n’a été apportée par le FMI, les membres du sérail se discréditent par des sons de cloche contradictoires.

Massi M.