« Si le système de retraite anticipée avait été maintenu, les ressources de la Caisse nationale de retraite (CNR) n’auraient été en mesure, à terme, de pouvoir payer que 60% des pensions ». C’est avec ces mots que le directeur de la Sécurité sociale au ministère du Travail,  Djaouad Bourkaï s’est exprimé ce jeudi sur les ondes de la radio nationale Chaîne III pour expliquer aux Algériens l’impact de la crise financière sur le système des retraites de notre pays. 

L’Algérie n’est donc presque plus capable de payer les pensions de retraite si elle maintient le fonctionnement de son actuelle système qui nécessite en 2016 un budget de près de 9 milliards de dollars.  Djaouad Bourkaï a fait savoir que le départ à la retraite à 45 ou 50 ans est une exception qui n’existe que « chez nous » et qui a fini par mettre en danger la pérennité du versement de pensions aux ayants droit. L’Algérie dispose, néanmoins, du Fonds national de réserve des retraites, financé par une quote-part de la fiscalité pétrolière. Mais ce fonds est destiné aux générations futures et « on n’y touche pas », a prévenu le même haut responsable.