Le collectif des associations professionnelles de la wilaya de Tizi-Ouzou mène, tambour battant, une campagne de distribution de tracts et d’affichage afin de mobiliser pour une grève et une marche prévues pour le lundi 2 janvier 2017. A Alger, les commerçants dessinent, pour leur part, les contours d’une action similaire le même jour.  

Le collectif des associations professionnelles de la wilaya de Tizi-Ouzou, regroupant des agriculteurs, des commerçants, des éleveurs, des transporteurs, des promoteurs, des artisans et des fonctionnaires libéraux, ont annoncé une grève générale pour lundi 2 janvier 2017, assortie d’une marche de protestation pour «revendiquer le droit de vivre et travailler dans la dignité».

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Sous le slogan « Nous ne sommes pas des esclaves », ce collectif dénonce des expéditions répressives des services des impôts, l’augmentation du minimum à payer en terme de cotisations à la CASNOS, tout en maintenant une qualité de prestations médiocre, et ce qui est qualifié de «descentes punitives des différents services de contrôle (CASNOS, CNAS, DCP, impôts et inspection du travail».

Ce collectif constitué principalement d’artisans revendique la mise en place d’un régime fiscal propre aux petites entités économiques ainsi que l’application de l’article 14 du décret 15-289 dans son intégralité en plus d’une amélioration des prestations de la CASNOS.

Même effervescence du côté de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Durant une réunion, tenue dimanche au siège de cette organisation, des voix se sont élevées pour dénoncer une hausse des prix et une multiplication des contrôles des services du ministère du Commerce. Les représentants des commerçants ont d’ailleurs, qualifié la campagne menée par le gouvernement de «hogra». Pour protester contre cette politique répressive du gouvernement les commerçants de la capitale comptent entamer un mouvement de grève du 2 au 7 janvier prochain.

Massi M.