Répondant aux questions des journalistes du quotidien économique français les Échos, Issaâd Rebrab table sur la colocalisation pour donner plus de dynamisme à l’économie algérienne. Pour lui, l’Algérie peut devenir l’atelier de l’Europe pour peu que la volonté et les investissements soient au rendez-vous.  

Abordant entre autres le cas de la société française Brandt rachetée par son groupe, M. Rebrab fait part de son approche ambitieuse visant à sauver cette entreprise en délocalisant une partie de sa production en Algérie. Pour lui, «l’Algérie peut devenir l’atelier de l’Europe. Mais l’industrie française a de beaux jours devant elle, pour peu qu’elle investisse. Pour moi, dit-il, l’idéal pour sauver des emplois en France, c’est d’aller vers la colocalisation, c’est-à-dire de fabriquer les produits de haute qualité dans leurs pays d’origine et les produits très compétitifs dans des pays comme l’Algérie».

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Pour appuyer ses propos, le patron de Cevital livre des chiffres éloquents: «Brandt va réaliser un chiffre d’affaires d’environ 500 millions d’euros cette année contre 370 millions en 2015 et 170 millions en 2014», précisant toutefois que cet exploit extraordinaire n’aurait pu être possible sans un effort d’investissement considérable dans ses installations en Algérie.

Massi M.