Pour limiter le recours, souvent abusif, à la détention préventive, les autorités judiciaires ont commencé à appliquer, dès dimanche 25 décembre, le dispositif du bracelet électronique. L’opération pilote a démarré à partir de la wilaya de Tipaza avant son élargissement à tout le pays.

Selon les responsables locaux de Tipaza, dont les propos ont été rapportés par l’APS, la procédure du port du bracelet électronique vise à renforcer et élargir le contrôle judiciaire, assurer le respect par le mis en cause de ses obligations, et contribue au bon déroulement des procédures d’instruction judiciaire. Elle contribue en outre à l’allègement de la pression sur les établissements pénitenciers et permettra au mis en cause de poursuivre normalement sa vie familiale, professionnelle ou scolaire jusqu’à sa comparution.

Les caractéristiques techniques du bracelet électronique lui permettent d’être étanche jusqu’à une profondeur dépassant les 30 mètres et résistant aux températures élevées, aux vibrations et chocs. Le bracelet est également muni d’une matière isolante pour la protection anti-allergique. Pour ce qui est du niveau de sécurité du dispositif, le directeur général de modernisation au ministère de la Justice, a affirmé que les divers systèmes informatiques du ministère bénéficient d’une protection de haut niveau.

Les responsables du ministère de la Justice sont fiers d’annoncer que cette mesure est «la première dans le monde arabe» et la seconde en Afrique après l’Afrique du Sud.

Essaïd Wakli