L’ONG Amnesty international a appelé, mercredi, les autorités algériennes à libérer le journaliste Hassan Bouras, condamné à un an de prison pour avoir « dénoncé des faits de corruption ».

Quatre jours après la mort tragique du journaliste Mohamed Tamalt, Amnesty international dénonce une véritable cabale menée actuellement par les autorités contre un certain nombre de journalistes en Algérie.  Pour cette ONG, Hassan Bouras «est un prisonnier d’opinion» dans la mesure où il a été écroué pour avoir rapporté des témoignages de certains habitants de la wilaya d’El-Bayadh affirmant que «de hauts responsables de l’appareil judiciaire et sécuritaire de la ville avaient reçu des pots-de-vin et incarcéré des innocents pour des accusations montées de toutes pièces».

Amnesty fait savoir que le journaliste «souffrirait de rhumatismes qui se sont développés durant une précédente période de détention, dans le cadre d’une autre affaire, il y a un an».

Rappelons que Hassan Bouras, également membre de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, a été condamné le 28 novembre 2016 par le tribunal d’El-Bayadh  à un an de prison ferme pour «complicité d’outrage à un auxiliaire de justice, à des agents de la force publique et à un corps constitué».

Massi M.

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