Sale temps pour les importateurs de véhicules. Le nombre de véhicules qui seront importés en 2017 sera certainement revu à la baisse en 2017. C’est du moins ce que laissent entendre indirectement des propos du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, tenus à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la foire de la production national qui se tient à la Safex.

L’agence officielle, APS, rapporte qu’ « au volet industrie mécanique, M. Sellal a demandé aux responsables de la société Renault Algérie de doubler leur production et de diversifier les modèles produits au niveau de l’usine d’Oran, et ce pour satisfaire la demande nationale dans la mesure où l’on prévoit la réduction du quota d’importation des véhicules neufs au cours des prochaines années ». Les responsables de l’entreprise française se sont engagés, à cet effet, de porter la production de l’usine à 60 000 unités en 2017, soit près de 80% du quota d’importation de 2016.

Pour rappel, le gouvernement avait instauré une politique de licence pour les importations de véhicules. Après avoir annoncé dans un premier temps un quota de 152 000 pour 2016, finalement les concessionnaires automobiles, dont 40 seulement ont obtenu une licence, ont été autorisés à importer uniquement 80 000 unités. Un chiffre qui ne couvre pas la demande nationale et qui a provoqué une hausse vertigineuse des prix des voitures. Les autorités publiques veulent, d’un côté, réduire la facture des importations (près de 300 000 véhicules ont été importés en 2015), et de l’autre, encourager l’industrie locale.

Selon des indiscrétions, le gouvernement compte descendre vers le chiffre des 70 000 voitures importées en 2017. Plusieurs autres concessionnaires ont mis en place des partenariats pour le montage local, à l’image de Cima Motors, avec le coréen Hyundai, et Sovac qui va lancer dans un futur proche une usine de montage de véhicules du fabricant allemand Volkswagen.

Elyas Nour   

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