Ce sont des accusations d’une extrême gravité qui sont portées contre le gouvernement algérien par la pasionaria nationale. Mme Louiza Hanoune vient de faire une nouvelle révélation sensationnelle. Après avoir éclairé, la semaine dernière, le citoyen algérien et la représentation parlementaire sur les récentes  turpitudes de nos dirigeants qui se sont partagés sans vergogne les cinq milliards de dollars prétendument  prêtés au FMI en 2012, l’inégalable secrétaire générale du Parti des travailleurs dévoile, cette semaine, un nouvel aspect de la noirceur des desseins du pouvoir.

La même source qui avait informé Mme Louiza Hanoune sur la scandaleuse «affaire du  faux prêt au FMI» vient de confirmer, de façon tout aussi fracassante, que, dans certains  cercles dirigeants algériens, on envisagerait très sérieusement de «vendre notre pays pour quelques cuillerées de couscous. Cette révélation scandaleuse a été faite, comme la précédente, par un expert membre de la délégation de l’institution basée à Washington qui était  en mission à Alger au mois de novembre et qui a voulu, on comprend facilement pourquoi, garder l’anonymat.

La rencontre secrète entre Mme Louiza  Hanoune et cet expert s’est déroulée à la cantine de l’APN. C’est au moment du dessert et avant de prendre le café  avec ses hôtes que l’expert qui a vendu la mèche sur les sombres  projets  de nos dirigeants a fait, sous le sceau du secret et à voix basse pour ne pas être entendu par les députés de la majorité présidentielle qui tendaient une oreille indiscrète à la table voisine, cette horrible  révélation à l’égérie nationale du monde du travail. Nos sources indiquent que Mme Hanoune a été tellement choquée par ces informations qu’elle a renoncé à prendre son café en se levant de table et s’éloignant précipitamment non sans avoir  chaleureusement remercié au préalable le gentil expert.

Un terrible secret

Que va faire maintenant Louiza Hanoune de ce terrible secret ? Selon les informations dont nous disposons à l’heure actuelle, après en avoir discuté avec ses plus proches conseillers du Parti des travailleurs et réuni les députés de sa formation politique autours d’une frugale collation, improvisée à la veille de la fête du Mawlid Ennabawi à son domicile, pour ne pas attirer l’attention, la plus patriote de tous nos parlementaires a décidé de saisir l’occasion  de  la prochaine séance du parlement  pour dénoncer solennellement, à la tribune de l’Assemblée Nationale, les transactions malhonnêtes de nos dirigeants dont la corruption et la déliquescence morale ne connaissent  plus de limites.

Le pays vendu au FMI  pour une cuillerée de couscous ?

Ayant lui-même eu vent de l’Affaire, le chroniqueur économique d’Algérie Focus a tenté de vérifier ces informations auprès de la délégation du FMI avant son départ d’Algérie. Bien lui en a pris puisque c’est, in extremis, et dans le salon de l’aéroport international d’Alger qu’il a pu s’entretenir avec le fameux expert  qui a confirmé à cette occasion, avant d’embarquer pour Washington via Paris (pourquoi ce passage par la capitale française ?), sa réputation d’incontinence. Entre deux gorgées de bière, et alors que le chroniqueur se contentait pour sa part sobrement d’un  thé à la menthe, l’expert nous a affirmé que les informations livrées à Mme Hannoune étaient le pur reflet de la vérité. Non content de confirmer ainsi l’incroyable dépravation de notre élite politique, notre interlocuteur a également livré des détails supplémentaires sur le scandaleux «deal» proposé au FMI. C’est les yeux baignés de larmes que nous sommes ainsi en mesure de préciser que  le mémorandum secret adressé à l’institution basée à Washington dont l’objectif général, et funeste, est bien de vendre notre pays contre quelques cuillérées de couscous, comporte également, en annexe, une disposition qui prévoit ni plus ni moins que, nous citons textuellement : «la vente, au profit du FMI, de la compagnie pétrolière publique Sonatrach pour un plat de rechta, symbole de la gastronomie algéroise»(sic). Nos demandes d’explication insistantes  à ce sujet  auprès des services du ministère des Finances, de la Chefferie du gouvernement ainsi que du Cabinet du Président sont pour l’instant malheureusement restées sans réponses.

Dernière minute : coup de théâtre, le FMI n’en veut pas 

Les événements semblent cependant se précipiter et selon des informations toutes fraîches qui viennent de nous parvenir, la directrice générale du FMI,  Mme Christine Lagarde, après avoir reçu la délégation de retour d’Alger, a décidé de convoquer en urgence une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International. Nos sources indiquent que, si certains des membres de cette institution ont semblé considéré, de prime abord, que la transaction proposée par les autorités algériennes paraissait avantageuse, l’intervention du représentant  d’un pays d’Asie a fait pencher la balance. Les propos de ce haut fonctionnaire, rapportés par nos sources, auraient  été en substance les suivants : «Un pays dans lequel des députés sont capables de répandre des bobards gros comme une montagne, des sénateurs sont capables de les croire en questionnant le gouvernement à leur sujet  et la presse de les rapporter sans broncher ne vaut certainement pas  un plat de lentilles ni même une cuillerée de couscous». Ces déclarations, si affligeantes pour l’amour propre national, ont pourtant emporté la conviction de la majorité du Conseil et Mme Christine Lagarde, elle-même au demeurant excellente cuisinière ainsi que l’attestent des sources concordantes, a adressé sur le champ, dans la soirée d’hie , un télex  au gouvernement algérien pour décliner ses propositions.

Ouf! On l’a encore  échappé belle. En dépit des tristes et déloyales manœuvres de ses dirigeants, l’Algérie va donc conserver l’indépendance de sa décision économique et le fleuron de son industrie. Mais ce que cette nouvelle affaire révèle surtout, c’est que notre pays et ses travailleurs peuvent compter en toutes circonstances sur  la vigilance intraitable et le patriotisme sans faille de Mme Louiza Hanoune qui reste, plus que jamais et pour toujours, la fierté et l’ornement de la représentation nationale.