La Ligue algérienne pour la défense des Droits de l’Homme (LADDH) tire la sonnette d’alarme quant aux conditions éprouvantes dans lesquelles se débattent des milliers d’élèves dans 2700 établissements scolaires pour cause d’absence de chauffage. Bien que bien dotées de budgets consacrés à cet effet, ces écoles en sont privées.  

La LADDH a qualifié, dans un communiqué rendu public mercredi, de «scandaleux» le fait que «la majorité des établissements scolaires de différentes wilayas du pays ne disposent pas de chauffage». Les élèves grelottent, selon elle, dans des classes glaciales. La LADDH déplore également le fait qu’après 50 ans d’indépendance, l’Algérie n’arrive toujours pas à régler ce problème.

Advertisement

S’appuyant sur des données fournies par les des  syndicats de l’éducation nationale, la LADDH affirme que 2700 établissements scolaires à travers le pays ne disposent pas de chauffage. C’est une situation inquiétante, estime le secrétaire national de la ligue, Houari Kaddour, qui regrette que la majorité des écoles primaires et des établissements moyens ne disposent toujours pas de ce minimum de confort alors que les conditions météo sont des plus extrêmes cette année.

Qualifiant la situation dans les salles de classe de «catastrophique», le cadre de la LADDH a expliqué que l’absence de chauffage «influe négativement sur la scolarité des élèves ainsi que sur leur santé, notamment dans les zones isolées où de nombreuses écoles se trouvent fermées en hiver pour cette raison».

Soulignant le fait que l’enveloppe allouée par l’État pour l’acquisition de chauffage soit conséquente, soit 7200 milliards de centimes ces huit dernières années, M. Kaddour s’est interrogé sur le sort de cet argent qui n’a apparemment pas servi pour de telles acquisitions.

Massi M.