Touati Merzoug, le blogueur arrêté à Béjaïa, le 18 janvier dernier, pour « intelligence avec une puissance étrangère », se trouvant actuellement sous mandat de dépôt à la prison d’El Khemis, dans la même ville, encourt une peine d’emprisonnement allant de 10 à 20 ans en plus d’une peine supplémentaire allant de un à cinq ans, a affirmé son avocat Me Ikken Sofiane.

Me Ikken Sofiane, membre  de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), a expliqué dans un entretien accordé à Radio Gouraya, que son client a été inculpé en vertu de l’article 71 du Code pénal, alinéa 3, prévoyant une peine de 10 à 20 ans de prison pour quiconque se rend coupable «de contact avec les agents d’une puissance étrangère, d’intelligence de nature à nuire à la situation diplomatique ou militaire de l’Algérie».

La même source a ajouté que le blogueur est également accusé d’ «incitation au port d’arme contre l’État et incitation à l’attroupement armé contre l’État », un chef d’accusation pour lequel il encoure une peine supplémentaire de un à cinq ans de prison.

Toujours selon Me Ikken, le jeune blogueur a été interrogé des heures durant pour établir un lien présumé avec Slimane Bouhafs, issu du même village que le prévenu (Bousselam dans la wilaya de Setif), emprisonné en septembre pour « atteinte à la religion musulmane ».

Rappelons que le blogueur avait mis en ligne le 9 janvier dernier une vidéo dans laquelle il interroge un diplomate israélien sur une éventuelle manipulation des émeutes qui ont secoué l’Algérie début janvier en cours par son pays.

Massi M.

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