Dans un bureau de vote d'Alger. Les observateurs de l'Union européenne ont salué dans les élections législatives algériennes de jeudi "un premier pas sur la voie des réformes", malgré les accusations de fraude lancées par certaines forces d'opposition. /Photo prise le 10 mai 2012/REUTERS/Zohra Bensemra

A quelques mois des élections législatives, la classe politique semble s’être mise d’accord sur le principe de la participation. A l’exception de Jil Jadid de Sofiane Djilali  et surtout, de Talaie El Houriyat d’Ali Benflis, qui boudent le scrutin, les autres partis et personnalités politiques adoptent l’agenda du pouvoir.

Sans surprise donc, Ali Benflis et son parti, Talaie El Houriyat, ont décidé de ne pas participer aux élections législatives. Comme le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, l’ancien premier ministre a justifié son refus de participer par le fait que les «éléments de la fraude» sont déjà perceptibles. Il a même élaboré un document, basé sur des arguments juridiques, pour démontrer que la fraude a déjà commencé. Talaie El Houriyat a en fait démontré que les élections seront truquées.

Le constat est partagé par beaucoup d’autres acteurs politiques. C’est le cas du RCD et du FFS qui disent tous que les élections ne seront pas transparentes et honnêtes. Mais ils participent quand même estimant qu’ils comptent «présenter une alternative» aux citoyens. Toutefois, deux autres éléments justifient cette position. La récente loi électorale ne leur donne plus la possibilité de se représenter comme ils le souhaitent puisque des parrainages contraignants sont désormais exigés.

Autre «contrainte» : la base militante de ces partis politiques est devenue tellement exigeante qu’elle impose aux formations politiques de participer aux élections. Ce qui, par ailleurs, fait l’affaire de certains cadres qui aspirent à une promotion sociale.

Essaïd Wakli