États-Unis/ L’Algérie sommée de reprendre ses ressortissants expulsés

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L’Algérie a été mise en garde par la nouvelle administration Trump dans le cadre de sa politique de la lutte contre l’émigration clandestine. Refusant d’accueillir ses ressortissants émigrés clandestinement aux États-Unis, l’Algérie a été classée dans une liste contenant 23 pays sommés de reconsidérer leur position.

L’Algérie ainsi que 23 autres pays, dont l’Afghanistan, la Chine, l’Iran, l’Irak, la Libye, la Somalie et le Zimbabwe,  ont été mis en garde par la première puissance mondiale considérant indiscutable le fait que ces pays doivent accepter d’accueillir leurs ressortissants présents illégalement sur le territoire américain, a rapporté jeudi le Los Angeles Times.

Comme promis durant sa campagne électorale, le président américain œuvre actuellement à «nettoyer» les États-Unis des étrangers en situation irrégulière qu’il a d’ailleurs qualifié de « vermine ».  Pour que sa nouvelle politique de lutte contre l’immigration clandestine, s’apparentant de plus en plus à une opération d’épuration ethnique d’un nouveau genre, soit optimale, le président américain a mis en place un système qui élargit la liste des individus destinés à l’expulsion. En Plus de ces 23 pays, l’administration américaine a ajouté d’autres critères susceptibles de toucher un maximum d’émigrés clandestins. Ainsi, les individus accusés de crimes et délits  peuvent être tout simplement expulsés sans procès.

Mettant en avant les impacts négatifs sur la sécurité des États-Unis, la nouvelle administration a souligné que «la justice américaine a affirmé que les ressortissants étrangers accusés de crimes ne peuvent être détenus indéfiniment», pour l’administration Trump, ces gens doivent tout simplement renter dans leur pays d’origine.

La nouvelle administration américaine  n’a, pour l’instant, pas apporté de détails quant aux mesures qui vont être prises pour contraindre ces pays à reconsidérer leur position. Cependant, une nouvelle proposition de loi introduite au Congrès américain par le parti républicain conforte l’idée d’une déportation massive des émigrés clandestins. Cette loi vise en somme, à retirer l’aide américaine et les visas de voyage vers les États-Unis aux pays «refusant ou retardant de manière déraisonnable» la réception de leurs immigrés clandestins expulsés du territoire américain.

Massi M.