A l’image du Fond de régulation des recettes, les réserves de change du pays s’érodent. Selon le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, qui s’est exprimé ce matin à l’APN, le montant de ces réserves en devises n’est désormais que de 114,1 milliards de dollars.

Les réserves de change algériennes étaient de 121,9 milliards en septembre dernier, et de 192 milliards en juin de l’année écoulée. Six mois auparavant, l’Algérie disposait de 144,1 milliards de dollars de réserves. En une année, le pays a donc consommé plus de 30 milliards de dollars. A ce rythme, les réserves actuelles ne peuvent permettre que près de 4 ans d’importations dans le meilleur des cas.

Lors de récentes sorties médiatiques, le premier ministre, Abdelmalek Sellal, a assuré que les réserves de change ne descendront pas sous les 100 milliards de dollars avant 2019. Un objectif difficile à atteindre selon le rythme actuel des dépenses. Puisque pour l’année en cours, le gouvernement prévoit des importations qui coûteront 45 milliards de dollars. Or, les recettes des exportations ne seront, au maximum, que de 35 milliards de dollars.

Essaïd Wakli