L’opération a été réalisée dans la plus grande des discrétions. Le Chabab Riadhi Belouizdad (CRB), l’un des pus grands clubs de football en Algérie vient d’être racheté par un étrange et obscur homme d’affaires algérien qui réside à Dubai. Son nom est Mohamed Bouhafs. 

Cet « oligarque » détient officiellement, depuis cette semaine, la majorité des actions de ce grand club qui fait vibrer des millions de supporters en Algérie. Or, ce richissime investisseur traîne derrière lui une réputation très sulfureuse. Selon de nombreuses sources concordantes, cet homme d’affaires est impliqué dans de nombreuses affaires très douteuses. Et son business soulève de nombreuses interrogations. Selon nos informations, le nouveau patron du CRB n’a pas encore versé la somme d’argent grâce à laquelle il s’est offert ce prestigieux club. Prétextant des problèmes de transferts de changes depuis Dubaï, le CRB n’a pas encore touché le moindre centime. Cependant, cette situation n’a pas empêché l’intronisation à la tête du club du nouveau propriétaire et les nouveaux statuts ont été quasiment officialisés  au niveau du notaire.

Mais qui est Mohamed Bouhafs ? Il s’agit bel et bien d’un troublant investisseur dont le nom est évoqué dans le dossier de l’affaire « El-Makam ». Cette entreprise médiatique appartenait naguère à Adlène Mellah, l’ancien directeur de rédaction de Beur TV. Ce dernier l’avait revendu à Mohamed Bouhafs en 2012 pour le montant de 15 millions de Da. Jusqu’à aujourd’hui, Adlène Mellah jure n’avoir jamais touché un sou de cette transaction. L’affaire est en justice et personne n’a pu jusqu’à aujourd’hui contraindre l’homme d’affaires à s’acquitter de ses obligations contractuelles.

Mohamed Bouhafs est parti ensuite construire et aménager d’immenses studios à Ouled Fayet dans la banlieue d’Alger en prévision du lancement d’une chaîne de télévision appelée « El-Makam TV ». Après avoir fait circuler plusieurs rumeurs annonçant un lancement en grande pompe, cette chaîne de télévision ne verra jamais le jour. Et les raisons demeurent mystérieuses. Nos investigations nous ont permis de découvrir que cet homme d’affaires entretient des liens d’amitié avec un ancien ministre et wali d’une wilaya côtière grâce auquel il a obtenu une immense assiette foncière dans le cadre d’un projet touristique. Un projet qui, lui-aussi, ne verra jamais le jour. Et les spéculations vont bon train. Un grand club de football algérois est tombé ainsi entre les mains d’un étrange homme d’affaires au parcours douteux. C’est dire que plus rien ne peut arrêter l’élan ravageur des lobbys de l’argent.

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