Législatives 2017/ L’instance de surveillance installée malgré une situation tendue

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Dans un bureau de vote d'Alger. Les observateurs de l'Union européenne ont salué dans les élections législatives algériennes de jeudi "un premier pas sur la voie des réformes", malgré les accusations de fraude lancées par certaines forces d'opposition. /Photo prise le 10 mai 2012/REUTERS/Zohra Bensemra

Alors que le pays traverse des tensions sociales dangereuses, le pouvoir, impassible, reste focalisé sur son agenda électoral. Ainsi, le président de la République a signé, ce jeudi 05 janvier, les décrets portant nomination des membres de la Haute instance indépendante de surveillance des élections

C’est dans un climat de tension délétère que le chef de l’État à signé, ce jeudi, les décrets portant nomination des membres de la Haute instance indépendante de surveillance des élections. En application de l’article 194 de la constitution amendée, cette instance, composée de 205 magistrats proposés par le Conseil supérieur de la magistrature et de 205 compétences indépendantes sélectionnées parmi la société civile, a été officiellement installée.

Malgré les nombreuses réserves, émises notamment par les partis de l’opposition et par les organisations de la société civile, remettant en cause la neutralité et surtout indépendance de cet organe, celui-ci a quand même été installé.

Pis, le communiqué de la Présidence de la République, rendu public via l’agence de presse officielle, indique que le chef de l’Etat a mis en place une instance dont la transparence et surtout l’impartialité, sont les principales caractéristiques. Il précise que des concertations ont eu lieu avec les représentants de la société civile, aboutissant à la sélection des 205 d’entre eux pour siéger dans cette instance.

Massi M.