La polémique autour du complément alimentaire Rahmet Rabbi (RHB), lancé en grande pompe par Toufik Zaibet, et présenté comme un remède miracle contre le diabète, s’est estompé. Néanmoins, il semblerait que cette affaire continue à avoir des conséquences dans le secteur de la santé.

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a indiqué aujourd’hui sur les ondes de la radio nationale que « le dossier des compléments alimentaires sera pris en charge par le ministère après l’application de la nouvelle loi sur la santé, une fois validée par le parlement ». Il a même évoqué la nécessité de former des spécialistes « pour veiller à la gestion des herboristeries  afin de prémunir le citoyen contre le risque d’empoisonnement ». Le ministre a indiqué, dans la foulée, que plusieurs commerces d’herbes médicinales ont été fermés à travers le territoire national.

Rappelons que la nouvelle loi sur la santé allait être déposée au bureau de l’APN (Assemblée populaire nationale) le 17 janvier dernier. Mais, le gouvernement a finalement décidé de différer le dépôt du texte. Certains y ont vu une volonté de mise à l’écart d’Abdelmalek Boudiaf, sérieusement éclaboussé par le scandale du RHB.

Tout compte fait et selon toute vraisemblance, la nouvelle loi a été ajournée pour y introduire des dispositions pour prendre en charge le dossier des compléments alimentaires et des herboristes. L’exécutif ne veut surtout pas d’une autre affaire « RHB » à l’avenir. La crédibilité de l’Etat algérien a été sérieusement écorchée.

Elyas Nour

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