Les divergences  entre les partis de l’opposition sortent au grand jour. Après des déclarations contradictoires sur le sort de l’ISCO (Instance de suivi et de coordination de l’opposition), c’est autour de Sofiane Djilali, président de Jil Jadid, de s’attaquer publiquement au président du MSP (Mouvement de la société pour la paix). «Je demande solennellement au MSP de quitter l’ICSO », a en effet écrit le jeune dirigeant politique sur les réseaux sociaux.

La demande de Sofiane Djilali intervient comme réponse aux activités du leader du parti islamiste qui s’active, ces dernières semaines, en vue d’une large participation aux élections législatives. Plus, Abderrezak Makri a insinué à plusieurs reprises que son parti pourrait intégrer un éventuel gouvernement d’union nationale. Une option devenue de plus en plus de mise depuis qu’il s’est rapproché de son ancien alli, Abdelmadjid Menasra qui est revenu au bercail.

Avant Sofiane Djilali, d’autres personnalités de l’opposition ont évoqué l’inutilité de la poursuite des activités de l’ISCO. C’est le cas de Lakhdar Benkhellaf, un des lieutenants d’Abdellah Djaballah, qui avit prédit la mort de l’ISCO. Il a donné comme preuve le fait que certains membres de cette instance, à l’image d’Ali Benflis, aient décidé de boycotter l’élection législative. Une approche logique dans la mesure où l’ISCO, au même titre d’ailleurs que la CLTD (Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique), est basée sur le rejet de toutes les initiatives du système. Or, la majeure partie des partis de l’opposition a accepté de participer au scrutin législatif. Une démarche qui casse donc toute initiative visant à créer  un rapport de force» en faveur d’un changement de système.

Essaïd Wakli