A mesure qu’on s’approche des législatives, les alliances de l’opposition perdent leur sens. C’est le cas de l’ISCO (Instance de suivi et de coordination de l’opposition) appelée à vivre, ce lundi, une journée particulière.

Le regroupement partisan, initié par Ali Benflis et les membres de la CLTD (Coordination pour les libertés et une transition démocratique), devrait se réunir pour, en principe, discuter de la situation de l’opposition. Mais les donnes ont changé à quelques semaines de l’élection législatives. Un des premiers initiateurs de ce conglomérat politique, à savoir Ali Benflis, a décidé de boycotter le scrutin législatif. Il est, aux côtés de Sofiane Djilali, le seul poids lourd de la politique nationale à refuser de «cautionner» le scrutin d’avril prochain.

En revanche, tous les autres partis politiques ont décidé de se joindre à la messe que s’apprête à célébrer le pouvoir. A commencer par les islamistes qui ont décidé de se regrouper en coalitions pour tenter de s’imposer comme une force alternative à l’actuel pouvoir.

Les autres partis, notamment le RCD, participent également à ces élections alors que les principes fondateurs de la CLTD et de l’ISCO vont à contrario de l’agenda du pouvoir. C’est d’ailleurs cela qui a fait dire à Lakhdar Benkhellaf, un des responsables du parti el Adala de Djaballah, que l’ISCO «n’a plus sa raison d’être !».

 Essaïd Wakli

 

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