Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a instruit le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Mohamed El-Ghazi, et sa collègue de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, aux fins de traiter le dossier des retraites, actuel cheval de bataille des syndicats autonomes, avec la plus grande finesse. Tétanisé par les émeutes qui ont ébranlé le pays début janvier, le gouvernement fait tout pour éviter une confrontation.   

Selon le journal El-Bilad, le Premier ministre a insisté auprès des ministre du Travail et de l’Éducation nationale afin que le dossier de la retraite soit géré avec un certain tact. Le chef de l’exécutif leur a également demander d’organiser des rencontres avec les représentants de l’intersyndicale tout en nourrissant l’espoir que ces derniers gèlent les actions de protestation prévues pour le 28 janvier en cours.

Toujours dans la même optique, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a convié les représentants de l’intersyndicale à prendre part à une rencontre programmée pour lundi au siège du son département, avec l’objectif de convaincre les syndicats autonomes d’abandonner leurs revendications, notamment celle ayant trait au retour à la retraite sans condition d’âge.

Cependant, les syndicalistes ne l’entendent pas de cette oreille  et affichent, d’ores et déjà, leur détermination à maintenir les mêmes revendications tout en soulignant que le déficit de la Caisse nationale des retraites (CNR) est induit par d’autres raisons que la retraite sans condition d’âge.

Des propositions ayant trait au recouvrement des cotisations impayées, à la régularisation des travailleurs au noir, au gel de la Caisse nationale d’assurance des chômeurs et à l’arrêt immédiat des aides allouées aux entreprises privées, qui puisent dans les caisses de l’État pour régler les salaires de ses employés, ont été formulées par l’intersyndicale en guise d’alternatives à l’annulation de la retraite sans condition d’âge.

Massi M.

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