L’affaire dite du médicament « Rahmet Rabi » continue de défrayer la chronique.  Le Conseil national de l’Ordre des médecins et le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (SNAPO) sont déterminés à introduire prochainement une action en justice contre l’inventeur du médicament « Rahmet Rabi » pour atteinte à la santé publique et pratique d’un commerce illicite, a indiqué à ce propos le Dr Bekkat Berkani Mohamed, président du conseil national de l’ordre des médecins algériens. 

Longtemps présenté par des médias nationaux et son inventeur, Toufik Zaïbat, comme un « médicament miracle » contre le diabète, le RHB n’est en réalité qu’un « complément alimentaire ». La médiatisation outrancière et la passivité, pour ne pas dire la complicité, du ministère de la Santé ont donné naissance à une véritable manipulation de l’opinion publique autour du RHB. Une grosse supercherie qui a fait des victimes comme cet homme âgé de 75 ans qui s’est retrouvé en soins intensifs au CHU de Constantine. Ce diabétique, qui avait troqué son traitement à l’insuline pour le « remède miracle », est tombé dans le coma. Plusieurs cas de malades souffrant de sévères complications après avoir abandonné leur traitement pour le RHB ont été enregistrés également à Oran et un peu partout à travers le pays.

Aujourd’hui encore, les conséquences de cette affaire demeurent désastreuses pour l’image de l’Etat Algérien qui s’est fait piéger par un docteur au parcours très douteux. Et pourtant, le plus incompétent des cadres de notre ministère de la Santé sait pertinemment que la naissance d’un médicament suit une procédure rigoureuse sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

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