La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, réitère, cette année, son initiative d’un cours sur Yennayer dispensé aux élèves pour les initier à l’histoire plusieurs fois millénaire de l’Algérie. Hormis cette mesurette, rien n’a été concrètement fait, en un an, pour promouvoir l’identité, la langue et la culture amazighes.    

Pour la deuxième année consécutive, un cours sur Yennayer, cette date importante du calendrier berbère, avec son lot de traditions ancestrales sera dispensé dans les 28 000 écoles du pays. L’objectif de cette démarche est d’initier les générations futures à une identité longtemps victime de déni.

La démarche initiée par Mme Benghebrit peut être qualifiée d’orpheline puisque aucune institution du pays, même pas le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), n’a exprimé un quelconque intérêt à redonner âme à cette identité. À part quelques manifestations culturelles, somme toute folkloriques, à l’image de caravanes qui ont sillonné les wilayas de Tizi Ouzou, Mila, Guelma, Bouira, Béjaïa, Oran, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Relizane, Ain Defla, Sidi Bel Abbés, Tlemcen et Jijel l’année dernière, aucune volonté politique réelle de consacrer l’identité amazighe de l’Algérie n’est constatable sur le terrain.

Plus, le gouvernement persiste dans le déni et se livre, de temps à autre, à des manœuvres politiciennes, telle la dépôt, début 2016, d’une requête à l’Unesco  pour faire de la célébration du nouvel an amazigh, Yennayer, un élément du patrimoine universel protégé, est un exemple de cette schizophrénie institutionnalisée qui veut faire consacrer à l’international un aspect culturel que le régime ne reconnaît pas pleinement.

Massi M.

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