Le ministre des Transports ne décolère visiblement pas à propos de la compagnie Air Algérie. Lors de l’installation de son directeur général par intérim, il usé d’un discours extrêmement dur au sujet de la gestion de Bouderbala.

«Le nouveau directeur général par intérim doit rendre la gestion d’Air  Algérie transparente. Tout doit être visible, pas uniquement les comptes, pour que cette entreprise historique reprenne son droit chemin et son développement», a déclaré le ministre. Selon le ministre, Air Algérie n’a pas de problèmes externes, ni de problèmes de marché ou de son environnement, et «c’est l’essentiel pour une compagnie  aérienne». Autant dire que le seul problème de la compagnie est la gestion de ses responsables.

C’est ce que le ministre des Transports reconnaîtra plus loin, lorsqu’il évoque des problèmes d’organisation. «Il y a des cadres de très bon niveau à l’intérieur de cette  entreprise, de bons pilotes, de bons techniciens et mécaniciens, mais au  niveau du management, il n’y a pas d’équipe», a-t-il asséné. Plus virulent, M. Talaï considère qu’«un directeur général, quel qu’il soit, ne peut gérer seul une compagnie de 10.000 personnes avec une  flotte d’une cinquantaine d’avions, s’il n’y a pas d’équipe autour de lui ».

Le ministre révèle également que la compagnie perd du capital. «Je ne parle pas uniquement du chiffre d’affaires qui avoisine les 80  milliards de DA, mais si l’on regarde au niveau des charges, elles sont évaluées  à 80 milliards de DA», déplore-t-il. «La compagnie doit se suffire à elle-même, elle ne doit pas compter sur le Trésor qui ne peut rien lui apporter (..)», affirme-t-il.

A rappeler que Bakhouche Allech, ancien pilote, a été désigné, jeudi dernier, PDG par intérim d’Air Algérie en remplacement de Mohamed-Abdou Bouderbala.

Essaïd Wakli

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