Six ans jour pour jour après l’assassinat du colonel Ali Tounsi, le 25 février 2010, le procès de son présumé assassin va enfin s’ouvrir. Il est programmé pour le 26 février prochain au Tribunal criminel d’Alger.

La justice interrogera donc le principal accusé, le lieutenant Chouïb Oultache. Pour cela, la défense du prévenu «convoquera les 54 témoins et les 8 (huit) experts, entendus lors de l’instruction, outre la production des preuves pénales avant le début du procès prévu pour dimanche prochain», ont indiqué les avocats à l’agence officielle APS.

Depuis le début, la défense du principal suspect demande à auditionner plusieurs personnalités importantes en qualité de témoins. C’est le cas notamment de l’ancien ministre de l’Intérieur, Nouredine-Yazid Zerhouni.

Le jeudi 25 février 2010, vers 10h, le Colonel Ali Tounsi, Directeur général de la sûreté nationale (DGSN) fut tué par arme à feu dans son bureau. Le lieutenant Oultache, directeur de l’unité aérienne de la police au moment des faits et ancien militaire issu des forces aériennes en est le principal accusé. Le jour même du drame, le ministère de l’Intérieur avait annoncé, dans un communiqué que la mort de Tounsi «est survenue lors d’une séance de travail durant laquelle un cadre de la police, apparemment pris d’une crise de démence, a ouvert le feu sur le chef de la police avec son arme de service».

Chouïb Oultache, condamné par le Tribunal de Boumerdès à cinq ans de prison ferme dans une affaire de détournements de deniers publics, est détenu à la prison de Rouiba.

Essaïd Wakli