Le ministère de la Jeunesse et des Sports est passé à l’acte. Les assemblées générales électives de fédérations sportives organisées durant le week-end ont abouti à la désignation de nouveaux présidents.

C’est le cas notamment de celle du cyclisme, dont les élections qui ont eu lieu jeudi ont vu Mabrouk Kerboua «acclamé» par la majorité pour remplacer Rachid Fezouine, l’ancien président déclaré «inéligible» par le MJS. C’est le même cas pour la Fédération du tir sportif. Ali Hamlat a été élu à la place de Rabah Bouzid, un autre ancien président que la tutelle a bloqué.

D’autres dirigeants sportifs devraient, selon toute vraisemblance, subir le même sort cette semaine. Le président de la fédération de judo, Messaoud Mati, avait été déclaré lui aussi inéligible. Tous comme celui du Basket-ball, Rabah Bouarifi. Amar Bouras (athlétisme) pourrait lui aussi subir le même sort, même si cette discipline a offert à l’Algérie ses deux seules médailles aux JO.

Le ministre Ould Ali L’hadi a indiqué, jeudi, que les personnes déclarées inéligibles le sont pour un seul mandat (2017 – 2020). En d’autres termes, ils pourront revenir dès les prochaines élections. Pourtant, dans certains cas, le MJS évoque une mauvaise gestion sur le plan financier. M. Ould Ali a rappelé à maintes reprises, ces derniers temps, que le président qui a échoué doit démissionner.

Cependant, pourra-t-il agir de la même manière avec le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, si jamais ce dernier venait à prendre la décision de briguer un autre mandat ? Peu évident. Contrairement aux autres fédérations internationales, la FIFA est extrêmement «chatouilleuse» concernant l’ingérence des autorités dans les affaires du football. Le moindre écart conduirait à des sanctions. Et le MJS est conscient de cet état de fait.

Elyas Nour