Selon  Abdelkader Semmari, président du Club économique algérien (CEA), environ 900 000 milliards de centimes échappent au circuit bancaire. Pour lui, c’est un déficit de confiance entre le milieu de la finance et le citoyen qui a engendré cette situation.  

Le chiffre avancé est révélateur d’un manque de confiance et d’un rejet du circuit financier par certains hommes d’affaire et certain détenteurs de la «chkra , affirme M Semmari ajoutant que les causes de ce désamour sont multiples. Le président du CEA a expliqué que les appréhensions liées aux transactions usurières, les intérêts bancaires, la peur de la faillite des institutions bancaires, ayant été profondément impactées par le recul des recettes des hydrocarbures, ou encore l’incapacité à justifier la détention de sommes considérables, a fait qu’une telles manne évolue dans le circuit informel.

M. Semmari a affirmé que le circuit bancaire se trouve actuellement otage de ces appréhensions qui menacent jusqu’à son existence. Pour lui, un travail de fond doit être fait pour que l’argent évoluant dans le circuit informel puisse contribuer à faire sortir le pays de la crise. Le meilleur moyen, a-t-il dit, est de sensibiliser les Algériens quant à la nécessité d’introduire leur argent dans le circuit formel.

Massi M.