Les agressions contre les personnels du corps médical et paramédical sont devenues légion. Selon un rapport remis à la direction de la santé de la wilaya d’Alger, il y a eu, l’année dernière seulement, pas moins de 3500 agressions contre des médecins et des infirmiers au niveau de la capitale.

Ces «dépassements» vont de l’insulte à l’agression physique. C’est principalement le personnel exerçant au niveau des services des urgences des différents hôpitaux et autres centres de santé qui en est victime. Mais d’autres services, connaissant une affluence similaire de patients, telles les maternités, observent également ce genre d’incidents.

De nombreux citoyens justifient cet état de fait par le mauvais accueil au niveau des hôpitaux et par la qualité des soins prodigués. Les patients attendent plusieurs jours, sinon des semaines, afin d’obtenir un rendez-vous pour un scanner. Ce qui crée un climat de tension exécrable.

La situation est encore pire au niveau des services des urgences des hôpitaux situés à proximité des quartiers populaires. Des médecins vivent le calvaire la nuit à l’hôpital Zmirli d’El Harrach par exemple, en se retrouvant face à des individus armés accompagnant des blessés dans des bagarres ou venus se venger de quelqu’un.

L’année dernière, l’ordre des médecins avait demandé d’installer un poste de police au niveau de chaque hôpital. La chose est sérieusement envisagée.

Elyas Nour

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