Commentant la prise de contact,  le 17 janvier dernier, entre le SNAPAP et le DG du Bureau international du travail (BIT), à Alger, afin de débattre des « violations de l’exercice syndical, par le refus d’enregistrement des syndicats autonomes et le non-respect des conventions internationales ratifiées par l’Algérie», le patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, a, à son tour, agité l’épouvantail de la « main étrangère » pour fustiger l’action de l’Intersyndicale.  

En marge des travaux de la session ordinaire du secrétariat général de l’Union internationale des syndicats des travailleurs arabes, qui s’est tenue mardi, le patron du syndicat officiel, Abdelmadjid Sidi-Saïd, a affirmé que l’action de l’intersyndicale relève de la «collaboration» dans la mesure où le bureau en question est chapeauté par un «juif».

À défaut d’avancer des preuves tangibles sur la menace que représente cet organisme international sur la sécurité et la stabilité du pays, M. Sidi-Saïd, a versé dans l’insulte et la calomnie en traitant les syndicats autonomes  de «khoubatha» (malveillants et de vendus).

Le patron de l’UGTA, en parfait partisan du syndicat unique et rentier, a accusé les syndicats autonomes dans les pays ayant vécu des troubles politiques, à l’instar de l’Iraq, de la Syrie ou de la Libye, de s’être rangés aux côtés des puissances étrangères qui, selon lui, sont à l’origine des «malheurs qui frappent actuellement ces pays arabes».

Plus, M. Sidi-Saïd qualifie l’attitude des syndicats autonomes dans le monde arabe en général, et en Algérie en particulier, de «traîtres» qui livrent leurs pays aux puissances étrangères sans contrepartie. «Cette attitude fait d’eux, des organisations encore plus nuisibles que les organisations syndicales internationales pilotées par des juifs», a-t-il clamé.

Massi M.

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