Des enseignants relevant de l’Université Alger 3 ont été agressés physiquement dans les facultés des sciences politiques (ex-ITFC) à Ben Aknoun, et des sciences économiques et de gestion de Dely Ibrahim ainsi que du Caroubier. Jeudi 16 février, trois enseignants ont été blessés et deux d’entre eux ont été transférés à l’hôpital. Selon les membres du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), ces agressions ont été commanditées par le recteur de l’Université Alger 3.   

Une journée mouvementée a accompagné, jeudi, l’installation d’un bureau du CNES au niveau de l’Université Alger 3. Un groupe d’enseignants, qui tenait une assemblée générale pour l’élection de ce bureau, a été agressé physiquement avant les délibérations. Une vingtaine de jeunes a, en effet, fait irruption pour mettre fin à la réunion en usant de la force. Les bulletins de délibération ainsi que les téléphones mobiles des enseignants ont été subtilisés.

Des incidents similaires ont eu lieu dans la facultés de sciences économiques et de gestion de Dely Ibrahim et son annexe du Caroubier. Les enseignants visés étaient tous membre du CNES. Selon les témoignages de certains d’entre eux, des agents de sécurité appuyés par des «baltaguia» ont chahuté les délibérations pour l’installation du bureau et ont agressé les enseignants, subtilisant les bulletins de vote et les téléphones portables, ce qui laisse penser à une attaque coordonnée.

Dans un communiqué, rendu public hier vendredi, sur sa page Facebook, le CNES a appelé le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, à sévir rapidement en sanctionnant les principaux responsables de cette agression qualifiée de «barbare». Le syndicat défend la thèse selon laquelle le président de l’université Alger 3 est l’instigateur de cette action de sabotage, dont le but est de faire échouer la réunion. Toujours selon le CNES, le recteur d’Alger 3, ayant  fait l’objet d’un rapport accablant de la part du syndicat l’épinglant dans plusieurs affaires douteuses, a pris les devants pour casser la dynamique d’une organisation socio-professionnelle qui monte en puissance.

Le communiqué indique également que les professeurs ayant été physiquement agressés et conduits à l’hôpital ont décidé de porter cette affaire devant les tribunaux. Le CNES appelle, en outre, à une grève générale ouverte à partir de demain, un appel qui trouve écho auprès de plusieurs organisations estudiantines qui comptent cesser les cours dès demain.

Massi M.

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