L’industrie automobile nationale n’est pas rentable, la majeure partie de la pièce détachée utilisée à cet effet étant importée. C’est le diagnostic établi par Adel Bensaci, président du Cluster mécanique de précision, un regroupement de cinq sous-traitants dans le secteur, lors de son passage au forum du quotidien gouvernemental El Moudjahid.

«Le montage automobile SKD n’est pas viable, si l’on n’arrive pas progressivement  à un taux d’intégration nationale de 40%, car au dessous de ce taux, il est plus rentable d’importer des véhicules que de les monter en Algérie», a déclaré M. Bensaci. Or, jusque-là, ce taux est insignifiant.

Il est vrai que les entreprises ayants investi en la matière ont promis d’atteindre après quelques années ce taux d’intégration. Mais au rythme où vont les choses, il est peu évident que ces constructeurs, désormais locaux, puissent atteindre cet objectif. «Nous importons 99% de nos besoins en la matière (pièces de rechange) et ce marché doit être récupéré par les sous-traitants nationaux», a encore ajouté Adel Bensaci.

Il faut dire que de nombreux Algériens s’interrogent sur les prix des véhicules montés localement qu’ils jugent plus élevés que ceux importés. Les constructeurs expliquent cela par le fait que ces modèles disposent de d’avantage d’options. Mais la vérité est qu’en important tous les composants du véhicule, les prix prennent automatiquement de l’altitudes.

Elyas Nour

 

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