Les transporteurs privés à Oran ont «arraché» le gel, quoi que momentané, d’une convention signé entre l’Entreprise  de transport urbain (ETO) et une société privé pour l’affrètement de 100 bus pour les mettre en service sur quatre lignes.

Ayant observé une grève de deux jours et un rassemblement, hier, devant le siège de la wilaya, les propriétaires de bus privés et de taxis de la capitale de l’Ouest réclament l’«annulation» de la convention, en raison, indiquent-ils, de la «saturation du parc automobile dédié au transport en commun». C’est suite à ce mouvement de protestation que les responsables de la direction de transport d’Oran ont décidée du gel, «pendant 48 h», de cette convention. Une autre réunion est prévue demain avec les représentants des transporteurs privés pour décider des suites à donner à cette affaire.

S’il n’est un secret pour personne que la passation des marchés, dans ce genre d’affaires, est toujours sujette à des interrogations (à Alger, une convention similaire portant sur quelques centaines de bus a été signée entre l’ETUSA et Tahkout), il n’en demeure pas moins que le diktat exercés par les transporteurs privés, notamment à Oran, provoque la défiance des usagers. Le non respect des horaires, par exemple, est une constante chez ces transporteurs qui font comme bon leur semble devant le silence complice des responsables concernés. A Alger aussi il était question de mettre dans le circuit plusieurs centaines de bus, mais la décision a été ajournée en raison de la protestation des «privés».

Elyas Nour