C’est une grosse affaire touchant le secteur de l’Education nationale qui est passée, hier, devant le juge du tribunal d’El Harrach. Plusieurs dizaines de personnes sont poursuivies pour leur implication dans un «trafic» de notes scolaires survenu au niveau de plus de dix lycées de la capitale et de ses environs.

Le procureur de la République a requis deux années d’emprisonnement à l’encontre de trois directeurs de lycées, dont celui dénommé Mouloud Kacem Naït Belkacem de Dar El Beida. Il a, par ailleurs, demandé une année de prison à l’encontre de plusieurs directeurs, inspecteurs et surveillants. Le procureur a requis, en outre, six mois de prison à l’encontre de pas moins de 37 parents d’élèves «demandeurs» de ces notes «gonflées».

L’enquête, déclenchée durant l’année scolaire 2014-2015, avait conclu que dans plusieurs établissements scolaires au niveau de la capitale, mais aussi de villes avoisinantes, des responsables de CEM ou lycées gonflaient les notes de certains élèves, surtout de ceux de 2e année secondaire qui avaient des difficultés pour passer en terminal. Moyennant de l’argent et autres privilèges, des responsables d’écoles ne trouvaient aucun scrupule à gonfler leurs notes. L’instruction de cette affaire a traîné en longueur au vu du nombre de personnes impliquées. Le verdict sera prononcé dans quelques jours.

Elyas Nour