La ville d’Annaba abrite, ce lundi, une réunion de la Tripartie. La rencontre, outre le fait qu’elle se tienne en dehors d’Alger, aura cette spécificité de ne pas avoir un ordre du jour précis. Le premier ministre, Abdelmalek Sellal et ses partenaires, notamment le syndicat officiel, l’UGTA, et les organisations patronales, ne discuteront, officiellement, que du bilan du travail effectué depuis la dernière réunion tripartite.

Habituellement, la rencontre Tripartite est une occasion pour les trois partenaires de discuter des problèmes liés aux entreprises et des préoccupations soulevées par le monde du travail. Or, en l’absence de ressources financières suffisantes, le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’il n’a plus rien à offrir. «Je dis aux Algériens qu’en terme de salaires, le gouvernement ne peut rien donner», a indiqué le premier ministre lors d’une interview télévisée fin décembre dernier.

Il ne reste à Abdelmalek Sellal que de tenter de calmer les hommes d’affaires. Ces derniers se plaignent de plus en plus des entraves à l’investissement et, plus grave encore, de l’absence totale de marchés publics. En dehors de certaines entreprises qui terminent les anciens plans de charge, aucune ne peut prétendre, aujourd’hui, aux marchés publics qui n’existent tout simplement plus.

Il reste qu’au-delà de l’absence de marchés publics, les patrons se plaignent du fait que tous les engagements pris par le gouvernement lors de la dernière tripartie n’ont connu aucune concrétisation. Nombre d’entrepreneurs expliquent que ni le problème de l’accès au foncier, ni les lourdeurs bureaucratiques, ni encore moins les services bancaires ne sont réglés. Que peut donc offrir un gouvernement que ne fait plus que gérer les affaires courantes ?

Essaïd Wakli

 

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