Fabriquer du plastique avec les carapaces de crabes/ Une chercheuse algérienne installée au Canada invente un procédé révolutionnaire

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Le génie algérienne continue de rayonner… à l’étranger. Mounia Akroun, une chercheuse algérienne et ingénieure chimiste installée au Canada depuis 7 ans, a élaboré avec sa collègue Nouri Ardila, une canadienne d’origine colombienne, un procédé révolutionnaire qui permet de fabriquer du plastique avec les carapaces de crabes ! 

Selon le Journal de Montréal, les deux chercheuse ont réussi à concevoir une pellicule plastique de 0,03 mm à partir  de carapaces de crabes, crevettes et homards. Avec sa collègue, Mounia Arkoun a pu fabriquer du plastique biodégradable, mais aussi antibactérien. « Notre bioplastique n’est pas un polluant persistant comme le plastique normal puisqu’il peut complètement se dissoudre dans l’eau. D’ailleurs, les consommateurs pourront le composter eux-mêmes en le faisant disparaître dans de l’eau un peu acide à l’aide de quelques gouttes de citron », a expliqué Mounia Arkoun au Journal de Montréal.

Selon la même source, l’impact de cette invention pour l’environnement peut être énorme. « Le Programme des Nations unies pour l’environnement estime qu’en 2017, il y a plus de 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année –l’équivalent d’une benne à ordures de plastique chaque minute », rappelle ce média canadien selon lequel cette « invention permet de réutiliser en majorité les cadavres de crustacés jetés ».