Rachid Nekkaz, candidat à la candidature de la présidentielle algérienne de 2014, ne rate pas une occasion pour faire parler de lui, aussi bien en Algérie qu’en France. Il vient de lancer un appel pour une action sous le slogan «toutes en burkini sur les plages du Festival de Cannes», ce vendredi 26 mai, de 14h à 16h.

Le choix de cette ville est symbolique. Au-delà du fait qu’elle abrite en ce moment le prestigieux festivals de cinéma au monde, Cannes a été la première ville à avoir interdit le burkini. «Le Festival de Cannes, le plus grand événement cinématographique mondial, est un lieu magique. C’est le moment idéal pour fêter ensemble cette liberté retrouvée dans la ville qui a été la première à interdire le burkini, le 28 juillet 2016», indique Rachid Nekkaz dans un communiqué.

M. Nekkaz veut se placer en défenseur de la femme musulmane en France. Après avoir pris la décision, il y a quelques années, de s’acquitter des amendes infligées aux femmes portant le voile intégral (niqab) voila qu’il récidive, depuis l’année dernière, avec celles verbalisées pour port de burkini. Il a affirmé, à maintes reprises, à des médias français qu’il avait payé pas moins de 1192 amendes pour port de voile intégral.

Le comble de la provocation de Rachid Nekkaz, pour certains observateurs français, est le fait que les burkinis que porteront les femmes à Cannes, ce vendredi, seront aux couleurs de la France : «bleu, blanc, rouge».

Homme d’affaire, Nekkaz s’est présenté à plusieurs élections en France, avant de  renoncer à la nationalité française en 2014, pour se présenter à la présidentielle algérienne de la même année. Il n’a finalement pas pu déposer son dossier de candidature. Au début de l’année en cours, il avait annoncé son intention de se présenter aux législatives de mai dernier, mais son dossier n’avait pas été retenu.

Elyas Nour