Lancé officiellement le 04 octobre dernier, le service du paiement électronique (e-paiement), qui accuse un retard important dans notre pays, franchira une nouvelle étape en juin prochain avec la création de la «Filiale interbancaire monétique» qui aura pour mission de commercialiser et d’installer les terminaux de paiement électronique (TPE) au niveau des commerces et des entreprises économiques et d’assurer les prestations nécessaires à ce service.

Le ministre délégué chargé de l’Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers, Mouatassem Boudiaf, l’a annoncé hier à Alger. Il sera créé au mois de juin une entreprise interbancaire chargée de l’extension et du développement du réseau du e-paiement en Algérie. Selon M. Boudiaf, cette entreprise sera appelée «Filiale interbancaire monétique» et aura pour principale mission de «commercialiser et d’installer les terminaux de paiement électronique (TPE) au niveau des commerces et des entreprises économiques et d’assurer les prestations nécessaires à ce service». La nouvelle entreprise, a expliqué M. Boudiaf, s’occupera de «l’aspect commercial» de l’élargissement de l’usage des moyens de paiement électronique.

Les banques opérationnelles…

Une nouvelle étape donc dans le développement du e-paiement qui accuse un retard considérable en Algérie. Depuis octobre 2016, tout client possédant un compte bancaire peut désormais se rapprocher de son agence pour demander une carte CIB. Quant aux clients qui en ont déjà une, ils doivent également se rapprocher de leur agence bancaire pour demander l’ouverture du e-paiement sur cette même carte.

A l’heure actuelle, la plupart des banques ont franchi le pas et beaucoup d’entre elles  assurent à leur clientèle le service de paiement électronique, dont six banques publiques la BADR, CPA, BDL, BNA, BEA, CNEP, et cinq autres privées, Trust Bank Algérie, Natixis Algérie, Société Générale Algérie, Gulf Bank Algérie et Al Baraka.

…mais pas encore la plupart des  commerces

 Problème, du côté des entreprises les choses traînent encore. Seules neuf d’entre elles, désignées généralement comme de «grands facturiers» sont pour le moment opérationnelles. Les Algériens peuvent, par exemple, déjà payer par carte bancaire leurs factures d’eau (Seaal) ou de téléphone (Algérie Télécom, Djezzy, Ooredoo, Mobilis), mais aussi leurs billets d’avion (Air Algérie, Tassili Airlines) ou même leurs primes d’assurances (Amana Assurances). Des conventions ont également été signées récemment entre certaines  banques et des entreprises comme Sonelgaz, Naftal ou encore l’entreprise du métro d’Alger. Il s’agit donc, à travers la création prochaine de la «Filiale interbancaire monétique», d’accélérer le mouvement en permettant à un plus grand nombre d’entreprises et de commerces de se doter de terminaux de paiements électroniques (TPE) et permettre au e-paiement de se déployer sur une plus grande échelle.

Hassan Haddouche

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