Une liste préliminaire de plusieurs espèces menacées d’extinction vient d’être élaborée par le Centre national de développement des ressources biologiques. Le braconnage pratiqué par les populations locales et les « touristes », notamment originaires des pays du Golfe, serait la première cause du déclin de ces espèces.

Intervenant en marge de la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité, sous le thème de « la biodiversité et le tourisme durable », qui s’est tenu au Jardin d’Essai du Hamma, à Alger, hier samedi , l’experte en environnement, Malika Otmazirt, a indiqué que la liste en question répertorie plusieurs espèces animales et végétales mises en péril par le braconnage, notamment dans les régions intérieures où les « touristes » se livrent à toutes sortes d’activités compromettant la subsistance de cette biodiversité.

«La dégradation des ressources biologiques a touché ces espèces à des degrés divers», a-t-elle expliqué, ajoutant que «des espèces comme l’outarde houbara, le macaque de barbarie, le fennec, les gazelles ainsi que le corail, étaient les plus affectées par ce phénomène.

Toujours selon Mme Otmazirt, l’extermination de ces espèces porte préjudice au prestige de l’Algérie qui se voit régulièrement épinglée par les rapports des ONG, en plus des pertes considérables en matière de biodiversité. Par contre, l’exploitation rationnelle de certaines espèces, à l’instar du cheval de barbarie et du chameau, ont permis un développement de ces espèces en sus de l’embellissement de l’image de l’Algérie, procurant ainsi un plus au secteur touristique.

Rappelons que la Direction générale de forets a publié un rapport en mars dernier où elle a répertorié plus de 3000 espèces animales menacées d’extinction notamment à cause du braconnage et du commerce illicite d’animaux sauvages. Le même rapport a également répertorié environ 16.000 espèces végétales qui sont vouées au même sort en Algérie.

Massi M.

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