Les Algériens ont fait preuve de beaucoup d’imagination pour tourner en dérision les élections législatives du 4 mai en cours. Ainsi, les électeurs ont glissé dans les urnes toutes sortes d’objets à même d’exprimer leur rejet du scrutin et plus généralement, des politiques du gouvernement.

C’est connu, les Algériens ont une capacité extraordinaire à faire usage de l’humour, même dans les situations les plus délicates, afin de dénoncer des situations graves. Les élections du 4 mai n’ont pas dérogé à cette règle dans la mesure où les deux millions de butins annulé n’étaient pas constitués que d’enveloppes vides.

Des rondellesDes   de patate, des sachets de lait, des photos d’Athman Ariouet ou encore des couches hygiéniques sont autant d’objets glissés dans les urnes pour exprimer le fait que le peuple est parfaitement au courant de ce qui se trame à l’échelle politique et économique.

Les électeurs qui ont voté  blanc – dont une bonne partie par contrainte, notamment dans les corps constitués- – ont repris le slogan de Dzjoker « mansotiche » gribouillé sur un bout de papier.

 

De l’avis des sociologues, ce comportement renseigne sur un profond malaise dans société qui a saisi l’occasion pour rendre au pouvoir le mépris auquel elle fait face.

Massi M.

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