Achevé en 2010, le marché Belabbas,  sis dans le quartier de Beni Thour, à Ouargla, n’a toujours pas été livré à qui de droit. Privé d’eau et d’électricité, cet espace commercial a été laissé à l’abandon le transformant en un haut lieu de la délinquance. La population se retrouve contrainte de s’approvisionner dans un seul et unique marché situé dans le ksar de la vieille ville, alors que l'espace commercial en question aurait pu constituer une alternative bien utile.

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Le cas de cet espace commercial illustre parfaitement l’état de dégénérescence de l’administration et l’incapacité des autorités, au niveau local, à mener à bien des projets somme toute basiques. Achevé en 2010, ce marché a été laissé à l’abandon, subissant toute sorte d’agressions aussi bien naturelles qu’humaines.

Abderrahmane L., habitant de la ville d’Ouargla, est révolté par l’état de délabrement de l’édifice.  Selon lui, ce marché aurait dû  être remis à qui de droit, il y a déjà sept. L’exploitation de ses locaux aurait permis à la population de s’approvisionner sur place au lieu de parcourir des dizaines de kilomètres pour se rendre au vieux marché. Selon lui, les responsables locaux se disputent les locaux de cet espace commercial. Leur attribution constitue une véritable pomme de discorde. «Pour se neutraliser mutuellement, ces responsables ont veillé à ce que  l’édifice soit privé d’électricité et d’eau faisant de lui un endroit insalubre».

Le jeune ouargli se dit étonné de voir certains responsables se battre pour des intérêts propres laissant ainsi toute la population de la wilaya se bousculer dans l’ancien marché. « Le marché Belabbas se trouve à 500 mètres du siège de la wilaya. Tout le périmètre est raccordé au réseau électrique, l’eau est également disponible », a-t-il affirmé, ajoutant que les services de l’APC, comme ceux de la wilaya, ont été sollicités à plusieurs reprises. «Des représentants ont été dépêché pour régler le problème sans que rien n’ait été fait pour y remédier.

Nous avons tenté de joindre les responsables de la commune d’Ouargla pour avoir leur version des faits, mais en vain.

Massi M.