On la voyait venir. Après avoir réduit de manière spectaculaire les importations de divers produits, notamment les véhicules, le gouvernement s’apprête à faire de même avec les téléphones portables et les tablettes.

A l’occasion de la cérémonie d’installation du nouveau ministre du Commerce, Ahmed Saci, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que l’Algérie importe annuellement des téléphones portables pour pas moins de 600 millions de dollars, un chiffre jugé extrêmement élevé.

A cet effet, le successeur d’Abdelmalek Sellal a annoncé que ce marché va être concerné par les licences d’importation. En d’autres termes, le volume de téléphones acheté à l’étranger va certainement baisser et très probablement de manière drastique. Il en sera de même pour le nombre d’importateurs exerçant dans le créneau.

Il n’y a pas beaucoup de marques de téléphones portables ou de tablettes disposant d’unités de fabrication ou de montage sur le territoire national. Réduire les importations va assurément provoquer une hausse importante des prix.

«Le pays s’est engagé dans une politique de réduction des importations qui ont atteint un niveau insupportable, tournant autour des 60 milliards de dollars ces deux dernières années, et ce, à travers l’introduction des licences d’importation, ce qui a permis de réduire ce chiffre à 46 milliards de dollars», a déclaré M. Tebboune, qui a en outre indiqué que son objectif pour l’année en cours est de «réduire cette facture de 10 autres milliards de dollars, notamment par la réduction de l’importation des produits accessoires d’environ 6 à 7 milliards de dollars». Et apparemment les téléphones portables et les tablettes entrent dans cette catégorie.

Elyas Nour