Pour le professeur  Malik Si Mohamed, la méga attaque informatique, qui a affecté plus de 200 000 ordinateurs dans 153 pays à travers le monde, est un véritable acte de guerre. Il affirme que l’Algérie n’est pas à l’abri de ce type d’agressions.  

Intervenant à ce sujet, lors de son passage sur les ondes de la radio nationale, l’expert international en technologie de l’information et de la communication (TIC) a qualifié cette attaque informatique d’acte de guerre. « Jamais le monde n’a connu pareille attaque », a-t-il ajouté, affirmant que l’Algérie ne peut se considérer à l’abri de telles actions.

Pour prévenir contre ce risque omniprésent, l’expert a appelé à faire la distinction entre trois catégories de cibles potentielles: les particuliers, les entreprises et les États. Pour ce qui est des particuliers, M. Si Mohamed a recommandé de ne pas ouvrir des mails suspects et d’éviter les téléchargements douteux et les fichiers exécutables envoyés par messagerie privée.

Concernant les entreprises, il a souligné l’impératif d’établir un contrôle rigoureux sur les terminaux et de sensibiliser les personnels pour une utilisation strictement professionnelle des machines. À l’échelle des institutions de l’État, les mesures consistent, selon lui, à sécuriser les systèmes névralgiques afin de prémunir les réseaux de toute tentative d’incursion.

L’expert a, par ailleurs, évoqué le positionnement de l’Algérie qui demeure en marge de la révolution numérique. Pour lui, l’ère numérique a rapporté beaucoup d’avantages, mais aussi des inconvénients. L’Algérie a été épargnée par cette attaque. « C’est un souci plus qu’autre chose parce que l’Algérie doit sortir de son isolement et participer à ce qui se passe à l’échelle mondiale », a-t-il conclu, insistant sur la nécessité de créer une structure spécialisée chargée d’évaluer les menaces informatiques.

Massi M.

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