Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu looks on as he chairs the weekly cabinet meeting on July 6, 2014 at his Jerusalem office. Violence which rocked east Jerusalem for three days following the kidnap and murder on July 2 of a Palestinian teenager, spread to half a dozen Arab towns in Israel. AFP PHOTO / POOL /GALI TIBBON

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans la rue à Tel Aviv le samedi 27 mai dernier pour s’opposer à la politique colonialiste du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et pour appeler à une solution à deux Etats.

Hostile à la politique conduite par le gouvernement d’extrême droite, 30,000 israéliens se sont réunis sur la place Rabin à Tel-Aviv pour condamner la politique menée par le gouvernement d’extrême droite. En appelant à la cessation immédiate de l’annexion des territoires en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, les organisateurs ont également soutenu une solution à deux Etats pour en finir avec « l’occupation, la violence et le racisme ».

Le chef de l’occupation Isaac Herzog, membre du Knesset depuis 2003 qui a occupé plusieurs positions ministérielles et qui a perdu les élections législatives de 2015, s’est exprimé sur place en commençant par souhaiter un bon ramadan en arabe à ses « frères et sœurs musulmans ». Il a été suivi par Ayman Odeh qui est le chef de la coalition entre les partis arabes israéliens et le parti communiste.

Cette manifestation, dont l’objectif est de redonner de l’espoir et de montrer que les israéliens sont eux-aussi contre la politique colonialiste de Mr. Netanyahu, intervient à un moment où la communauté internationale ne semble pouvoir avancer sur la question. Alors que le gouvernement américain de Barack Obama soutenait activement une solution à deux Etats, le rapprochement entre les deux pays occasionné par l’élection du président Donald Trump laisse à penser que le premier ministre israélien continuera sa politique en toute impunité.