Devenu une attraction médiatique ces dernières heures, l’agresseur du policier posté devant la cathédrale de Notre dame de Paris, a un profil atypique. Farid Iken, originaire de la région d’Akbou, à Béjaïa, était un ancien journaliste. Il a entre autres travaillé pour le compte du quotidien El Watan.

Farid Iken, 40 ans, a eu une vie pleine. Après des études en Algérie, il est allé en Suède où il s’est marie avec une autochtone. Il a suivi des études dans ce pays scandinave avant de revenir en Algérie en 2012. Il s’est installé dans son village et a entamé une carrière de journaliste. Il était notamment correspondant du journal El Watan. Il écrivait sur des questions de société. Il avait également fondé un site d’informations locales, Béjaïa info. Il collaborait également au HuffingtonPost.

Ses anciens collègues de Béjaïa gardent de lui un homme calme et éloigné de la violence. Il s’intéressait aux œuvres de solidarité envers les démunis. Plus, sa famille dispose d’un café qui ouvre même durant le mois de ramadan. Il compte des proches convertis au christianisme et ne montre aucune sympathie envers les groupes terroristes. Il est même fondateur du MAK en suède !

Reparti en France au début de l’année 2014, Farid Ikene s’est inscrit à l’université pour préparer un doctorat. Il a créé une page Facebook en signe de solidarité avec le peuple syrien. C’est sans doute durant la période allant de 2014 à aujourd’hui, que le jeune homme «parfaitement intégré», selon les témoignages de ses voisins, recueillis par les télévisions françaises, qu’il aurait basculé. Même son encadreur à la Sorbonne s’est dit étonné de le voir commettre un tel acte.

Rania Aghiles 

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