La décision populiste de Bouteflika d’organiser une session de rattrapage du Baccalauréat 2017 aux candidats recalés pour cause de retard aux épreuves, soulève, au delà de la satisfaction des concernés et de leurs parents, le scepticisme de nombreux cercles. Le syndicaliste et parlementaire, Messaoud Amraoui, la qualifie d’injuste et d’inappropriée. Pour lui, elle reflète l’anarchie généralisée qui caractérise tous les secteurs.

Le parlementaire et syndicaliste de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), Messaoud Amraoui, à virulemment critiqué l’organisation d’une session spéciale pour les retardataires du Bac 2017, soutenant qu’une telle mesure consacre l’immixtion du pouvoir politique dans tous les domaines à travers des décisions incongrues et populistes.

Intervenant à ce sujet sur sa page Facebook, le parlementaire s’est interrogé sur le bien fondé d’une telle mesure sachant qu’elle ouvrira la porte à d’autres revendications, notamment de la part «des candidats qui ne décrocheront pas le Bac et qui réclameront certainement la tenue d’une autre session».

M. Amraoui a également expliqué qu’au-delà du caractère populiste de cette mesure, le ministère de l’Education nationale et le gouvernement feront face à un véritable problème d’éthique. A son sens, il est impossible de distinguer entre les candidats retardataires et ceux qui ont choisi de ne pas se rendre aux centres d’examens. M. Amraoui a expliqué que les autorités ont préféré sacrifier la crédibilité d’un examen auquel la ministre de l’Education nationale a tenté de redorer le blason au prix de tant d’efforts, au nom d’une politique de paix sociale dévastatrice.

Sur le plan technique, le syndicaliste a affirmé qu’«il n’est pas juste» que ces retardataires «ayant peu de considération pour cet examen», puissent bénéficier d’une session spéciale dans de meilleurs conditions. Pour lui, ces candidats auront plus de temps pour réviser et moins de contraintes, les épreuves se déroulant dans un climat plus clément, loin des contraintes du ramadan.

Massi M.