A l’occasion de la fête de l’indépendance, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s’est une nouvelle fois adressé au peuple algérien par voie épistolaire. Dans son message, il a dressé un bilan des plus positifs de ses 18 années de règne.    

Après un rappel de certaines étapes de la guerre de libération, le président Bouteflika s’est attelé a défendre le bilan de ses 18 ans de règne. «Depuis dix-huit années, j’ai le grand honneur de guider vos pas, fort de votre confiance, et nous avons rebâti ce qui a été détruit et construit davantage encore. Nous avons fait avancer le pays dans tous les domaines», a-t-il affirmé.

Pour le président, c’est durant son règne que l’économie a connu «une sérieuse progression, illustrée par un produit intérieur brut qui a été multiplié par cinq». Cette relance économique, appuyée par l’intervention de l’État au plan social, a permis, selon lui, «la création de millions d’emplois de diverses natures, divisant ainsi par trois le taux de chômage qui atteignait 30 % au début des années 2000».

Il s’est aussi targué de ses réalisation en termes de logement expliquant que «durant la même période, la population a bénéficié de plus de 3 millions cinq cent mille logements livrés, ce qui a largement satisfait la demande, alors que près d’un million d’autres unités sont en cours de réalisation ».

Bouteflika a ensuite défendu les réalisations concernant l’université algérienne, les qualifiant de «véritable bond en avant». Selon lui, l’université a pu durant son règne, «étendre son réseau d’infrastructures à toutes les wilayas, avec une population estudiantine qui s’oriente vers les deux millions d’étudiants à très brève échéance».

Le premier magistrat du pays a en outre évoqué l’évolution des salaires comme pour dire que la justice sociale était au rendez-vous. «En matière sociale, la même période a vu le salaire minimum garanti multiplié par trois, en parallèle avec une appréciable progression du revenu de toutes les catégories professionnelles, alors qu’une puissante politique de justice sociale et de solidarité nationale a contribué à faire reculer fortement le seuil de pauvreté dans le pays», s’est-il enorgueilli.

Après l’énumération de ses réalisations, le président s’est ensuite livré à un discours des plus contradictoires. Ainsi, selon lui, c’est la crise économique de 2008 qui a provoqué de fortes pressions sur la dépense publique. Un non-sens si l’on revient aux discours de l’époque qui affirmaient que l’Algérie n’a pas été impactée par cette crise. «Les revenus extérieurs de l’État ont été divisés par près de trois entre 2008 et aujourd’hui », a-t-il ajouté, expliquant que c’est cette même crise qui a fait plonger le marché des hydrocarbures et plomber l’économie nationale.

Vinrent ensuite les annonces. A ce titre, le président de la République a indiqué que «l’année en cours connaîtra (…) la mise en place du Conseil supérieur de la Jeunesse». «Il en sera de même (…) avec le Conseil national économique et social rénové qui servira de cadre à un dialogue permanent entre le Gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux, au moment où le pays doit relever d’importants défis économiques et financiers».

M. Bouteflika, a par ailleurs lancé un appel à tous les Algériens, particulièrement les jeunes, pour faire face aux défis économiques et sécuritaires: «C’est de cet appel de la Patrie que je me fais ici le relais, envers chacun de vous, envers notamment notre Jeunesse, pour poursuivre fructueusement et sans à coup, l’œuvre de reconstruction que nous avons entreprise ensemble depuis près de deux décennies ». «J’accompagne cet appel de mes vœux personnels, à chacun et à chacune de vous, pour davantage de bonheur et de santé, dans une Algérie toujours plus prospère», a-t-il conclu.

Massi M.

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